ÉDITION SPÉCIALE — SEAKE JOURNAL
Le Parti québécois remporte l’élection et formera un gouvernement minoritaire
Québec — Mardi 6 octobre 2026
Le Québec a choisi le changement. Le Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon a remporté l’élection générale du 5 octobre et formera le prochain gouvernement, mais sans obtenir la majorité des sièges à l’Assemblée nationale.
Selon les résultats préliminaires disponibles mardi matin, le PQ obtient 59 des 127 sièges. Il lui en fallait 64 pour former un gouvernement majoritaire. Paul St-Pierre Plamondon devra donc travailler avec les partis d’opposition pour faire adopter ses principales mesures et conserver la confiance de l’Assemblée nationale.
Les résultats préliminaires
-Parti québécois : 59 sièges — environ 28 % des voix
-Parti libéral du Québec : 40 sièges — environ 24,2 % des voix
-Parti conservateur du Québec : 19 sièges — environ 20,7 % des voix
-Québec solidaire : 9 sièges — environ 12,4 % des voix
-Coalition avenir Québec : aucun siège — environ 13,3 % des voix
Ces résultats demeurent préliminaires jusqu’au recensement officiel effectué par Élections Québec.
Un retour au pouvoir pour le Parti québécois
Cette victoire marque le retour du Parti québécois au pouvoir après plus d’une décennie dans l’opposition. Le parti réalise une progression spectaculaire par rapport à l’élection de 2022, où il n’avait remporté que quelques sièges.
Dans son discours de victoire, Paul St-Pierre Plamondon a reconnu que les électeurs lui avaient confié un mandat minoritaire et qu’ils s’attendaient à ce que son gouvernement travaille avec les autres formations politiques.
Le chef péquiste devient ainsi le premier ministre désigné du Québec. Il a également réaffirmé son attachement au projet souverainiste, tout en tendant la main aux autres partis et aux Québécois anglophones.
Le Parti libéral formera l’opposition officielle
Avec 40 sièges, le Parti libéral du Québec dirigé par Charles Milliard devient l’opposition officielle. Le parti réalise une forte progression et consolide sa présence à Montréal, tout en remportant plusieurs circonscriptions ailleurs au Québec.
Dans une Assemblée nationale minoritaire, les libéraux disposeront d’un poids important pour surveiller le gouvernement et influencer les débats sur l’économie, les services publics, les relations avec Ottawa et l’avenir constitutionnel du Québec.
Une percée historique pour le Parti conservateur
Le Parti conservateur du Québec réalise l’une des grandes surprises de la soirée. Avec 19 sièges et plus de 20 % du vote populaire, la formation d’Éric Duhaime fait son entrée en force à l’Assemblée nationale.
Cette percée transforme l’équilibre politique québécois et donne au PCQ un rôle important dans les débats à venir.
Québec solidaire pourrait détenir la balance du pouvoir
Québec solidaire obtient neuf sièges. Dans certaines situations, ses députés pourraient fournir au gouvernement péquiste les appuis nécessaires pour faire adopter des projets de loi ou survivre à un vote de confiance.
Le PQ et Québec solidaire partagent leur appui à la souveraineté, mais ils demeurent divisés sur plusieurs questions économiques et sociales. Leur capacité à collaborer sera donc suivie de près.
Une défaite historique pour la CAQ
La Coalition avenir Québec, qui dirigeait la province depuis 2018, ne remporte aucun siège malgré environ 13 % des voix. Sa cheffe, Christine Fréchette, a reconnu la défaite et assumé la responsabilité du résultat.
Cette chute représente un changement politique majeur. La CAQ était encore largement majoritaire à l’Assemblée nationale avant le déclenchement de l’élection.
Un gouvernement qui devra négocier
Le gouvernement péquiste sera minoritaire. Cela signifie qu’il devra obtenir l’appui d’au moins un autre parti pour adopter ses budgets, faire avancer ses projets importants et gagner les votes de confiance.
Cette situation pourrait favoriser les compromis, mais elle pourrait aussi rendre le gouvernement plus fragile. Une défaite sur une question de confiance pourrait éventuellement provoquer une nouvelle élection.
La question de la souveraineté revient au premier plan
La victoire du Parti québécois ramène le débat sur l’avenir politique du Québec au centre de l’actualité canadienne. Paul St-Pierre Plamondon a promis de tenir un référendum sur la souveraineté pendant son mandat, mais pas avant la fin de la présidence de Donald Trump aux États-Unis.
Le résultat électoral ne constitue toutefois pas automatiquement un appui majoritaire à l’indépendance. Le PQ a obtenu environ 28 % du vote populaire et devra convaincre bien au-delà de son électorat s’il souhaite relancer ce débat.
Le premier ministre canadien Mark Carney a félicité Paul St-Pierre Plamondon et indiqué qu’Ottawa était prêt à travailler avec le prochain gouvernement québécois, notamment pour soutenir les travailleurs, les entreprises et la construction de logements.
Ce qu’il faut retenir
- Le Parti québécois remporte l’élection avec 59 sièges.
- Paul St-Pierre Plamondon devient premier ministre désigné.
- Le gouvernement sera minoritaire et devra négocier avec l’opposition.
- Le Parti libéral formera l’opposition officielle avec 40 sièges.
- Le Parti conservateur réalise une percée historique avec 19 sièges.
- Québec solidaire obtient neuf sièges et pourrait détenir la balance du pouvoir.
- La CAQ ne conserve aucun siège.
- La souveraineté du Québec revient au centre du débat politique.
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Édition spéciale préparée le mardi 6 octobre 2026 à partir des résultats préliminaires. Les chiffres définitifs seront confirmés par Élections Québec après le recensement officiel.
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